L’Ordre entend résolument poursuivre son travail sur les questions de diversité, d’inclusion et d’équité en ce qui concerne les matériels qu’il développe et ses pratiques et processus organisationnels.

Comme l’indique le Plan stratégique 2020-2023, le Conseil de l’Ordre fait du renforcement de la diversité, de l’inclusion et de l’équité une priorité stratégique de l’Ordre. Les grands objectifs de cette priorité de première importance visent à répondre aux préoccupations de tous les groupes qui mettent en avant l’équité, et à améliorer l’équité et l’inclusion dans les processus, les ressources et les matériels de notre organisation.

Pour réaliser cette priorité stratégique, l’Ordre, entre autres choses :

  • Fournira davantage de ressources de sensibilisation, en mettant l’accent sur les considérations d’équité, de diversité et d’inclusion, pour soutenir les membres dans l’exercice éthique et professionnel du travail social dans l’intérêt des personnes, des familles et des collectivités auprès desquelles nos membres travaillent;
  • Réexaminera les Normes d’exercice et les révisera au besoin;
  • Établira des partenariats avec les communautés autochtones afin d’entamer la mise en œuvre, dans le cadre de son rôle réglementaire, des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

Nous continuerons d’ajouter des ressources et des mises à jour une fois qu’elles seront disponibles.

VOIR LE PLAN STRATÉGIQUE 2020-2023


Le rôle de l’Ordre en tant que régulateur

Le mandat de l’Ordre est de protéger l’intérêt public en réglementant les professions de travail social et de techniques en travail social. Nous devons toujours, en tant que régulateur, nous pencher et réfléchir sur notre rôle à l’égard des importants enjeux de la diversité, de l’inclusion et de l’équité – un rôle qui est distinct de celui d’une association professionnelle, dont le mandat inclut l’intervention revendicatrice.

Si l’intervention revendicatrice ne relève pas de notre mandat, nous avons cependant un rôle essentiel en ce que nous offrons à nos membres des accompagnements, des conseils et des ressources pour qu’ils soient à même d’exercer leur jugement clinique et éthique avec justesse au moment de prendre des décisions dans l’intérêt des personnes, des familles et des collectivités auprès desquelles ils travaillent. Il s’agit notamment pour eux de prendre en compte les questions d’équité, de diversité et d’inclusion.


Nouvelles mises à jour


Ressources de la pratique professionnelle

Dans le cadre du PMC 2020, les membres doivent obligatoirement lire les trois ressources suivantes :


Questions fréquentes

Comment l’Ordre va-t-il exécuter sa priorité stratégique visant à améliorer la diversité, l’inclusion et l’équité, et mesurer le succès des actions à cet égard?

Au stade de la planification stratégique, l’Ordre a attentivement considéré les commentaires des parties prenantes, voulant ainsi s’assurer que le Plan stratégique 2020-2023 énonce en clair son orientation et ses priorités des prochaines années. L’Ordre mettra en œuvre chaque priorité et chaque objectif du plan, et donc la grande priorité visant la diversité, l’inclusion et l’équité, et mesurera la progression des actions à l’égard de chaque cible. Chaque année, le Plan stratégique sera réalisé conformément au budget et au plan de travail de l’exercice. On réfléchira avec soin aux diverses approches à privilégier pour déterminer la priorité et l’objectif à entreprendre, pour y répondre et concrétiser les activités appropriées. À chaque réunion du Conseil, on rendra compte de la progression des objectifs et des  activités prévus dans le plan de travail annuel, et ce compte rendu sera affiché à la section Points saillants des réunions du Conseil, dans les eBulletins, les rapports annuels et d’autres communications. Le Plan stratégique est un document vivant, évolutif, qui constituera une base et un cadre qui guideront les décisions de l’Ordre ces quatre prochaines années.

Pourquoi le racisme à l’égard des Noirs n’est pas précisément mentionné dans le Plan stratégique 2020-2023 de l’Ordre?

L’Ordre considère que de profonds changements tant au niveau social que politique et institutionnel s’imposent pour combattre le racisme envers les Noirs et d’autres formes d’oppression systémique. Dans son nouveau Plan stratégique, le Conseil communique son engagement à faire avancer les questions brûlantes de la diversité, de l’inclusion et de l’équité dans le cadre du rôle de l’Ordre en tant que régulateur. Cette priorité englobe le problème du racisme envers les Noirs, les Autochtones, ainsi que d’autres oppressions systémiques qui touchent de manière disproportionnée les populations racisées. Nous reconnaissons que ces questions cruciales impactent directement le travail de nos membres. Donc, au travers de nos communications, de nos ressources et d’autres matériels, nous continuerons de soutenir nos membres pour que le professionnalisme et l’éthique demeurent au cœur de leur pratique, pour que nos professions du travail social reflètent notre mandat de protection du public.

Le Plan stratégique 2020-2023 indique que l’Ordre formera des partenariats avec les communautés autochtones. Qui mènera cette initiative?

L’Ordre entend développer des partenariats avec les communautés autochtones  pour faire suite aux appels à l’action qu’a lancés la Commission de vérité et de réconciliation du Canada, avec pour but de mener des actions dans le cadre de son rôle en tant que régulateur. Pour cela, il est vrai, nous devons procéder avec discernement, ne pas imposer nos à priori et nos cadres de travail, nous devons écouter attentivement les expériences, les idées et les besoins des populations autochtones du pays. La Commission a été établie pour faire avancer la vérité, le ressourcement et la réconciliation, celle-ci étant, comme le dit la Commission, un processus individuel et collectif continu.

Quelle est la position de l’Ordre concernant l’intervention de la police pour les évaluations de santé mentale?

L’Ordre reconnaît et partage les préoccupations concernant des incidents impliquant l’intervention de la police lors des évaluations de santé mentale – des incidents qui ont impacté de manière disproportionnée, avec les conséquences tragiques que l’on sait, les communautés autochtone et noire, et d’autres groupes racisés.

Pour ce qui est des évaluations de santé mentale – nous en avons parlé dans notre eBulletin du 15 juillet 2020 – nous disons à nos membres d’user de leur jugement professionnel pour appliquer les Normes d’exercice de l’Ordre et agir avec toujours en vue l’intérêt des personnes, des familles et des collectivités auprès desquelles ils travaillent. Les Normes d’exercice sont conçues pour être appliquées, dans la pratique des membres, en conjonction avec les lois applicables et le jugement professionnel du membre. Il convient de noter que les Normes d’exercice n’obligent pas explicitement les membres à appeler la police dans des situations de crise; elles exigent que le membre fasse appel à son jugement professionnel pour considérer : ses obligations aux termes de toute loi applicable, y compris des lois sur le respect de la vie privée; l’intérêt avant tout du client; et le large éventail d’options offertes.

En quoi l’obligation pour le personnel des sociétés d’aide à l’enfance de s’inscrire auprès de l’Ordre améliorerait l’équité en Ontario?

L’Ordre juge que l’inscription des préposés des sociétés d’aide à l’enfance (SAE) auprès de l’Ordre contribuerait grandement à accroître l’équité dans notre province. Cela parce que tous les Ontariens – en particulier les enfants vulnérables, les jeunes, mais aussi les personnes noires, autochtones et les communautés de couleur qui reçoivent des services et des soutiens essentiels de la part du personnel des SAE – méritent d’être protégés grâce à la surveillance de l’Ordre.

Comme nous l’avons indiqué dans notre eBulletin du 17 août 2020 concernant les changements apportés au système de bien-être de l’enfance, l’Ordre regrette que la stratégie de modernisation du gouvernement ontarien n’envisage pas l’obligation pour les travailleurs des SAE de s’inscrire auprès de l’Ordre. Une telle omission néglige le rôle premier conféré à l’Ordre qui est de protéger le public de l’Ontario contre tout préjudice que peuvent causer des praticiens incompétents, non qualifiés ou inaptes à exercer. Par là même, une telle omission contribue à exacerber les inégalités en refusant aux Ontariens vulnérables de bénéficier de la protection offerte par l’Ordre.